SANTE , DEPENDANCE : SARKOSY PRIVILEGIE " LA RESPONSABILITE INDIVIDUELLE "
Mercredi 19 Septembre 2007
A.F.P.
Santé , dépendance : Sarkosy privilégie " la responsabilité individuelle "
Franchises médicales , rémunération à l ' activité des hopitaux : Nicolas Sarkosy a précisé les contours du budget de la Sécu pour 2008 , souhaitant ouvrir un " grand débat " sur l ' avenir de la protection sociale et accorder à terme une plus large place à " la responsabilité individuelle " .
Le premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale ( PLFSS ) de la législature , présenté lundi , devrait fournir une première illustration de cette référence à la " responsabilité individuelle " privilégiée par le chef de l ' Etat dans sa conception du financement de la protection sociale .
Les franchises médicales , qui instaurent une participation des assurés sur certains actes paramédicaux et prescriptions , figureront ainsi , en dépit de leur impopularité , en tete des mesures du PLFSS 2008 .
M. Sarkosy a assuré qu ' elles étaient destinées à ne financer que les dépenses liées à la lutte contre la maladie d ' Alzheimer et le cancer , mais elles viendront au final s ' ajouter aux multiples forfaits ( par acte , par journée d ' hospitalisation etc. ) déjà réglés par les patients ou leur complémentaire santé .
Le reste à charge des assurés ou de leur complémentaire ( mutuelles , assurances , instituts de prévoyance ) , après le remboursement par la Sécurité sociale , a ainsi augmenté de 2 milliards d ' euros depuis 2004 .
Les quelques huit millions de personnes atteintes d ' une affection longue durée ( cancer , diabète etc. ) , remboursées à 100% pour leur pathologie , devraient elles aussi voir " les efforts " de prise en charge concentrés sur " ce qui est essentiel " .
Cette volonté de " responsabilisation " touche également les hopitaux , qui seront intégralement financés en fonction de leur activité à compter de l ' année prochaine et ne bénéficieront plus d ' une enveloppe globale , ainsi que les médecins , dont la répartition et les prescriptions sont dans le collimateur du chef de l ' Etat .
Au-delà de ces premières mesures , débattues à l ' automne au Parlement et qui " ne suffiront peut-etre pas " , a reconnu M. Sarkosy , un " grand débat sur le financement de la santé " va s ' ouvrir pour amorcer d ' autres " mesures fortes et structurantes " .
" Qu ' est-ce qui doit etre financé par la solidarité nationale , qu ' est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? Ce débat , qui a déjà eu lieu chez tous nos voisins , je demande au gouvernement de l ' organiser " , a expliqué le chef de l ' Etat , précisant que les conclusions en seraient tirées " au premier semestre " de 2008 .
" Il n ' est pas question d ' aller vers un système de soins à deux vitesses " , a toutefois assuré le chef de l ' Etat , promettant " d ' élargir " l ' accès à l ' Aide à la complémentarité santé , dont ne bénéficient qu ' environ 20.000 assurés contre deux millions attendus lors de sa création en 2005 .
Le champ de la dépendance des personnes agées est lui aussi concerné par cette logique assurantielle .
M. Sarkosy a bien confirmé qu ' il était pour un " nouveau droit à la protection sociale commun à l ' ensemble des personnes en situation de perte d ' autonomie " , personnes agées mais aussi handicapées .
Mais il estime que " la dépendance des personnes agées est le plus souvent un risque assurable qui peut-etre couvert en partie par des produits financiers innovants " , comme des produits d ' épargne longue " fiscalement avantagés " .
Selon M. Sarkosy , il s ' agit ainsi de " développer l ' assurance individuelle contre le risque de dépendance " , avec des " investisseurs privés " intervenant " en complément " de la solidarité nationale .
A.F.P.
Santé , dépendance : Sarkosy privilégie " la responsabilité individuelle "
Franchises médicales , rémunération à l ' activité des hopitaux : Nicolas Sarkosy a précisé les contours du budget de la Sécu pour 2008 , souhaitant ouvrir un " grand débat " sur l ' avenir de la protection sociale et accorder à terme une plus large place à " la responsabilité individuelle " .
Le premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale ( PLFSS ) de la législature , présenté lundi , devrait fournir une première illustration de cette référence à la " responsabilité individuelle " privilégiée par le chef de l ' Etat dans sa conception du financement de la protection sociale .
Les franchises médicales , qui instaurent une participation des assurés sur certains actes paramédicaux et prescriptions , figureront ainsi , en dépit de leur impopularité , en tete des mesures du PLFSS 2008 .
M. Sarkosy a assuré qu ' elles étaient destinées à ne financer que les dépenses liées à la lutte contre la maladie d ' Alzheimer et le cancer , mais elles viendront au final s ' ajouter aux multiples forfaits ( par acte , par journée d ' hospitalisation etc. ) déjà réglés par les patients ou leur complémentaire santé .
Le reste à charge des assurés ou de leur complémentaire ( mutuelles , assurances , instituts de prévoyance ) , après le remboursement par la Sécurité sociale , a ainsi augmenté de 2 milliards d ' euros depuis 2004 .
Les quelques huit millions de personnes atteintes d ' une affection longue durée ( cancer , diabète etc. ) , remboursées à 100% pour leur pathologie , devraient elles aussi voir " les efforts " de prise en charge concentrés sur " ce qui est essentiel " .
Cette volonté de " responsabilisation " touche également les hopitaux , qui seront intégralement financés en fonction de leur activité à compter de l ' année prochaine et ne bénéficieront plus d ' une enveloppe globale , ainsi que les médecins , dont la répartition et les prescriptions sont dans le collimateur du chef de l ' Etat .
Au-delà de ces premières mesures , débattues à l ' automne au Parlement et qui " ne suffiront peut-etre pas " , a reconnu M. Sarkosy , un " grand débat sur le financement de la santé " va s ' ouvrir pour amorcer d ' autres " mesures fortes et structurantes " .
" Qu ' est-ce qui doit etre financé par la solidarité nationale , qu ' est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? Ce débat , qui a déjà eu lieu chez tous nos voisins , je demande au gouvernement de l ' organiser " , a expliqué le chef de l ' Etat , précisant que les conclusions en seraient tirées " au premier semestre " de 2008 .
" Il n ' est pas question d ' aller vers un système de soins à deux vitesses " , a toutefois assuré le chef de l ' Etat , promettant " d ' élargir " l ' accès à l ' Aide à la complémentarité santé , dont ne bénéficient qu ' environ 20.000 assurés contre deux millions attendus lors de sa création en 2005 .
Le champ de la dépendance des personnes agées est lui aussi concerné par cette logique assurantielle .
M. Sarkosy a bien confirmé qu ' il était pour un " nouveau droit à la protection sociale commun à l ' ensemble des personnes en situation de perte d ' autonomie " , personnes agées mais aussi handicapées .
Mais il estime que " la dépendance des personnes agées est le plus souvent un risque assurable qui peut-etre couvert en partie par des produits financiers innovants " , comme des produits d ' épargne longue " fiscalement avantagés " .
Selon M. Sarkosy , il s ' agit ainsi de " développer l ' assurance individuelle contre le risque de dépendance " , avec des " investisseurs privés " intervenant " en complément " de la solidarité nationale .
Publicité