LES OPPOSANTS A EDVIGE VEULENT TOUJOURS L ' ABROGATION
Mardi 16/09/2008
Agence Reuters
Les opposants à Edvige veulent toujours l ' abrogation
Le collectif " Non à Edvige " et une douzaine d ' organisations entendent toujours obtenir l ' abrogation du décret sur le fichier de police en dépit de la concertation lancée par la ministre de l ' Intérieur .
Dans un communiqué , les opposants au projet ne se satisfont pas du projet preté au gouvernement de préparer un nouveau décret modifiant seulement certains points du texte controversé .
Ils demandent en outre à etre reçus ensemble par le Premier ministre , François Fillon , soulignant que Michèle Alliot-Marie procède à des auditions alors que le texte est " probablement déjà bouclé . "
Une journée de mobilisation reste prévue le 16 octobre , pour la Sainte-Edwige , soulignent les signataires .
La commission des Lois de l ' Assemblée nationale procédera le 17 septembre à plusieurs auditions et la ministre de l ' Intérieur sera entendue à son tour jeudi après-midi .
Michèle Alliot-Marie a lancé lundi une concertation en vue d ' une redéfinition du fichier de police Edvige créé par un décret paru le 1er juillet , comme l ' a souhaité le président Nicolas Sarkozy dans l ' espoir de clore la polémique .
Michèle Alliot-Marie a promis des aménagements rapides , précisant qu ' elle remettrait des textes d ' ici la fin de la semaine au président de la République . Elle n ' a toutefois pas précisé si ces textes relèveraient du décret ou de la loi , soulignant que ce serait un problème de juristes .
Luc Chatel , porte-parole du gouvernement , a laissé entendre mardi que le texte serait bien modifié par décret .
" C ' est légalement possible par décret , donc il est logique que ce soit modifié par décret " , a-t-il déclaré sur LCI . Prié de dire si le dossier avait été mal géré par le gouvernement , il a répondu " oui " .
Nicolas Sarkozy souhaite l ' abandon des mentions concernant l ' orientation sexuelle et la santé des personnes fichées . Il a envisagé l ' abandon pur et simple du fichage de personnalités mais insiste pour conserver la possibilité de ficher les mineurs susceptibles de basculer dans la délinquance .
En l ' état actuel du décret du 1er juillet , Edvige recense les personnes " ayant sollicité , exercé ou exerçant un mandat politique , syndical ou économique ou qui jouent un role institutionnel , économique , social ou religieux significatif " .
Y figurent aussi celles " susceptibles de porter atteinte à l ' ordre public " , y compris les mineurs à partir de 13 ans .
L ' opposition demande l ' abrogation du décret , option que doit aussi examiner en décembre le Conseil d ' Etat , saisi par les principaux syndicats et un collectif d ' associations .
Le Parti socialiste a réclamé lundi un " débat législatif " sur le projet . Le premier secrétaire du PS , François Hollande , avait " exigé " mercredi dernier le " retrait " du décret et l ' élaboration " d ' un nouveau décret " .
Du coté de l ' UMP , son secrétaire général , Patrick Devedjian , a souhaité que la question soit réglée par la loi mais le président UMP de l ' Assemblée nationale , Bernard Accoyer , a envisagé de son coté une simple " modification du décret " .
Agence Reuters
Les opposants à Edvige veulent toujours l ' abrogation
Le collectif " Non à Edvige " et une douzaine d ' organisations entendent toujours obtenir l ' abrogation du décret sur le fichier de police en dépit de la concertation lancée par la ministre de l ' Intérieur .
Dans un communiqué , les opposants au projet ne se satisfont pas du projet preté au gouvernement de préparer un nouveau décret modifiant seulement certains points du texte controversé .
Ils demandent en outre à etre reçus ensemble par le Premier ministre , François Fillon , soulignant que Michèle Alliot-Marie procède à des auditions alors que le texte est " probablement déjà bouclé . "
Une journée de mobilisation reste prévue le 16 octobre , pour la Sainte-Edwige , soulignent les signataires .
La commission des Lois de l ' Assemblée nationale procédera le 17 septembre à plusieurs auditions et la ministre de l ' Intérieur sera entendue à son tour jeudi après-midi .
Michèle Alliot-Marie a lancé lundi une concertation en vue d ' une redéfinition du fichier de police Edvige créé par un décret paru le 1er juillet , comme l ' a souhaité le président Nicolas Sarkozy dans l ' espoir de clore la polémique .
Michèle Alliot-Marie a promis des aménagements rapides , précisant qu ' elle remettrait des textes d ' ici la fin de la semaine au président de la République . Elle n ' a toutefois pas précisé si ces textes relèveraient du décret ou de la loi , soulignant que ce serait un problème de juristes .
Luc Chatel , porte-parole du gouvernement , a laissé entendre mardi que le texte serait bien modifié par décret .
" C ' est légalement possible par décret , donc il est logique que ce soit modifié par décret " , a-t-il déclaré sur LCI . Prié de dire si le dossier avait été mal géré par le gouvernement , il a répondu " oui " .
Nicolas Sarkozy souhaite l ' abandon des mentions concernant l ' orientation sexuelle et la santé des personnes fichées . Il a envisagé l ' abandon pur et simple du fichage de personnalités mais insiste pour conserver la possibilité de ficher les mineurs susceptibles de basculer dans la délinquance .
En l ' état actuel du décret du 1er juillet , Edvige recense les personnes " ayant sollicité , exercé ou exerçant un mandat politique , syndical ou économique ou qui jouent un role institutionnel , économique , social ou religieux significatif " .
Y figurent aussi celles " susceptibles de porter atteinte à l ' ordre public " , y compris les mineurs à partir de 13 ans .
L ' opposition demande l ' abrogation du décret , option que doit aussi examiner en décembre le Conseil d ' Etat , saisi par les principaux syndicats et un collectif d ' associations .
Le Parti socialiste a réclamé lundi un " débat législatif " sur le projet . Le premier secrétaire du PS , François Hollande , avait " exigé " mercredi dernier le " retrait " du décret et l ' élaboration " d ' un nouveau décret " .
Du coté de l ' UMP , son secrétaire général , Patrick Devedjian , a souhaité que la question soit réglée par la loi mais le président UMP de l ' Assemblée nationale , Bernard Accoyer , a envisagé de son coté une simple " modification du décret " .
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