MOBILISATION GRANDISSANTE CONTRE LE FICHIER EDVIGE , L ' ELYSEE INTERVIENT
Mardi 09/09/2008
AFP
Mobilisation grandissante contre le fichier Edvige , l ' Elysée intervient
L ' Elysée a tenté mardi la carte de l ' apaisement sur le fichier Edvige , Nicolas Sarkozy demandant à la ministre de l ' Intérieur " d ' ouvrir rapidement une concertation " face à la vague de protestations que suscite ce fichier policier , tandis que Michèle Alliot-Marie a proposé " une loi " garantissant les libertés publiques .
L ' Elysée a indiqué à l ' AFP que le président Sarkozy avait demandé à Mme Alliot-Marie d ' " ouvrir rapidement une concertation " qui devra etre " suivie de décisions pour protéger les libertés " .
Le fichier Edvige ( pour " exploitation documentaire et valorisation de l ' information générale " ) , institué par un décret paru le 1er juillet , permet une large collecte d ' informations " à caractère personnel " sur toute personne " susceptible de porter atteinte à l ' ordre public " , dès 13 ans , ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux .
Selon une source proche du dossier , pourraient etre " évacués " du fichier les renseignements concernant l ' orientation sexuelle et la santé des personnes .
De meme source , " l ' opportunité " de ficher " les personnalités " est également " largement mise en cause " .
Parallèlement , Mme Alliot-Marie a déclaré mardi sur RTL : " les libertés publiques relèvent souvent de la loi . J ' ai un certain nombre de lois en préparation et nous pourrions inscrire ces garanties ( protégeant les libertés publiques ) dans la loi " .
Plus tot dans la journée et alors que les opposants ont appelé à accentuer la mobilisation , notamment le 16 octobre pour la Sainte-Edwige , la ministre s ' était dite prete à accorder " le droit à l ' oubli " pour les mineurs recensés dans le fichier dès lors qu ' ils n ' auraient pas commis d ' infraction au bout d ' un certain temps . Ce geste répond à une demande de la Commission nationale de l ' Informatique et des libertés ( Cnil ) .
Au contraire de l ' ancien fichier des Renseignements généraux ( RG ) qu ' il remplace , Edvige permet de recenser les mineurs dès l ' age de responsabilité pénale ( 13 ans ) et centralise des données informatiques , là ou les anciennes fiches RG étaient collectées au niveau départemental et sur papier .
Le 1er juillet est également paru un décret instituant un autre fichier , secret-défense celui-là , baptisé Cristina ( pour " centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérets nationaux " ) et mis à la disposition des services policiers antiterroristes .
L ' UMP a demandé lundi de ne pas " caricaturer " le débat et le Premier ministre François Fillon a rappelé à l ' ordre le ministre de la Défense Hervé Morin , qui a dit se " poser un certain nombre de questions " .
L ' opposition , gauche et Modem , les centrales syndicales , les organisations de défense des droits , ont réclamé le retrait d ' un fichier symbole d ' une " société du flicage " , selon le leader de la CGT , Bernard Thibault .
Le bureau national du Ps a estimé mardi soir que le " début de changement de pied du gouvernement ne répond pas du tout à ce qui est dénoncé " par les opposants à ce dispositif .
La présidente du Medef Laurence Parisot a demandé des " explications " , exprimant des réserves entendues dans la majorité , également chez la secrétaire d ' Etat aux Droits de l ' Homme Rama Yade .
Mais les douze organisations du collectif " Non à Edvige " ( LDH , CFDT , CGT , Aides ... ) ne désarment pas . " Nous continuons de demander très fermement le retrait pur et simple " du fichier , a assuré Hélène Franco , du Syndicat de la magistrature .
Une pétition en ligne avait recueilli mardi 130.000 signatures pour l ' abandon d ' Edvige . Des recours en annulation d ' Edvige et Cristina ont été déposés devant le Conseil d ' Etat , qui doit rendre sa décision à la fin de l ' année .
AFP
Mobilisation grandissante contre le fichier Edvige , l ' Elysée intervient
L ' Elysée a tenté mardi la carte de l ' apaisement sur le fichier Edvige , Nicolas Sarkozy demandant à la ministre de l ' Intérieur " d ' ouvrir rapidement une concertation " face à la vague de protestations que suscite ce fichier policier , tandis que Michèle Alliot-Marie a proposé " une loi " garantissant les libertés publiques .
L ' Elysée a indiqué à l ' AFP que le président Sarkozy avait demandé à Mme Alliot-Marie d ' " ouvrir rapidement une concertation " qui devra etre " suivie de décisions pour protéger les libertés " .
Le fichier Edvige ( pour " exploitation documentaire et valorisation de l ' information générale " ) , institué par un décret paru le 1er juillet , permet une large collecte d ' informations " à caractère personnel " sur toute personne " susceptible de porter atteinte à l ' ordre public " , dès 13 ans , ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux .
Selon une source proche du dossier , pourraient etre " évacués " du fichier les renseignements concernant l ' orientation sexuelle et la santé des personnes .
De meme source , " l ' opportunité " de ficher " les personnalités " est également " largement mise en cause " .
Parallèlement , Mme Alliot-Marie a déclaré mardi sur RTL : " les libertés publiques relèvent souvent de la loi . J ' ai un certain nombre de lois en préparation et nous pourrions inscrire ces garanties ( protégeant les libertés publiques ) dans la loi " .
Plus tot dans la journée et alors que les opposants ont appelé à accentuer la mobilisation , notamment le 16 octobre pour la Sainte-Edwige , la ministre s ' était dite prete à accorder " le droit à l ' oubli " pour les mineurs recensés dans le fichier dès lors qu ' ils n ' auraient pas commis d ' infraction au bout d ' un certain temps . Ce geste répond à une demande de la Commission nationale de l ' Informatique et des libertés ( Cnil ) .
Au contraire de l ' ancien fichier des Renseignements généraux ( RG ) qu ' il remplace , Edvige permet de recenser les mineurs dès l ' age de responsabilité pénale ( 13 ans ) et centralise des données informatiques , là ou les anciennes fiches RG étaient collectées au niveau départemental et sur papier .
Le 1er juillet est également paru un décret instituant un autre fichier , secret-défense celui-là , baptisé Cristina ( pour " centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérets nationaux " ) et mis à la disposition des services policiers antiterroristes .
L ' UMP a demandé lundi de ne pas " caricaturer " le débat et le Premier ministre François Fillon a rappelé à l ' ordre le ministre de la Défense Hervé Morin , qui a dit se " poser un certain nombre de questions " .
L ' opposition , gauche et Modem , les centrales syndicales , les organisations de défense des droits , ont réclamé le retrait d ' un fichier symbole d ' une " société du flicage " , selon le leader de la CGT , Bernard Thibault .
Le bureau national du Ps a estimé mardi soir que le " début de changement de pied du gouvernement ne répond pas du tout à ce qui est dénoncé " par les opposants à ce dispositif .
La présidente du Medef Laurence Parisot a demandé des " explications " , exprimant des réserves entendues dans la majorité , également chez la secrétaire d ' Etat aux Droits de l ' Homme Rama Yade .
Mais les douze organisations du collectif " Non à Edvige " ( LDH , CFDT , CGT , Aides ... ) ne désarment pas . " Nous continuons de demander très fermement le retrait pur et simple " du fichier , a assuré Hélène Franco , du Syndicat de la magistrature .
Une pétition en ligne avait recueilli mardi 130.000 signatures pour l ' abandon d ' Edvige . Des recours en annulation d ' Edvige et Cristina ont été déposés devant le Conseil d ' Etat , qui doit rendre sa décision à la fin de l ' année .
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