PARTIR EN VACANCES QUAND ON EST HANDICAPE RESTE ENCORE TROP SOUVENT UN REVE

Publié le par BUREAU

Dimanche 03/08/2008

AFP

Partir en vacances quand on est handicapé reste encore trop souvent un reve



Voyager , trouver un hébergement quand on est handicapé est aujourd ' hui plus facile , avec la multiplication des sites labellisés " Tourisme Handicap " , mais les obstacles financiers demeurent , car les vacances coutent cher pour les handicapés , aux ressources souvent limitées .

Mis en place par le ministère du Tourisme en 2001 , le label attribué par l ' association Tourisme et Handicaps a été attribué à ce jour à près de 3.000 sites ( 2.906 ) , hotel , résidence , camping , chemin de randonnée ou plages .

Ainsi , une plage labellisée dispose de " tiralos " , fauteuils amphibie , ou de tapis menant à l ' eau .

La montagne s ' apprivoise grace au développement d ' aides techniques comme le " fauteuil tout terrain " ( FTT ) ou la " joelette " , fauteuil mono muni de brancards qui permet , avec l ' aide de deux personnes , d ' emprunter des sentiers .

Tourisme et Handicaps estime que les professionnels commencent à etre sensibilisés au problème de l ' accessibilité , sollicitant souvent le label .

Des représentants d ' associations de handicapés , comme l ' Unapei ( handicap mental ) , reconnaissent aussi que " les choses ont évolué " , concernant l ' information et la prise en compte du handicap .

La liste des lieux touristiques " labellisés " figure sur d ' autres guides ou sites qui informent sur les possibilités pour les personnes en situation de handicap physique ou mental de voyager ou séjourner , comme , le guide vacances de l ' APF ( association des paralysés de France ) publié chaque été ou le " Petit Futé , Handitourisme " .

" On peut voyager seul plus facilement maintenant " , affirme Jean-Phillipe Bonpaix , responsable d ' APF Evasion ( département tourisme de l ' APF ) , qui constate une baisse des demandes pour les séjours en centres adaptés .

Mais si les possibilités existent , partir reste trop souvent un reve inaccessible .

Quand on veut partir seul , il faut trouver des aides humaines ou techniques , si l ' on ne veut pas s ' appuyer seulement sur la famille . Le cout en est souvent prohibitif , d ' autant que ce sont les hotels de catégorie supérieure qui sont le plus accessibles .

" Pour un handicapé , partir en vacances revient forcément plus cher que pour un valide " , affirme Charles Carpentier , dont l ' association , l ' Unapei , milite au sein du mouvement " Ni pauvre , ni soumis " pour un " revenu d ' existence décent " .

Pour un handicapé qui ne peut pas travailler et qui reçoit 628 euros par mois d ' AAH ( allocation adulte handicapé ) , comment partir en vacances , interroge le collectif .

Le vacancier handicapé qui part en collectivité doit le plus souvent payer le séjour de son accompagnateur bénévole , comme des parents lorsqu ' ils envoient leur enfant handicapé dans certains centres de vacances .

Encore faut-il trouver des bénévoles en nombre suffisant . L ' APF , qui organise 125 séjours pour 1.300 vacanciers , lance chaque été un appel à bonne volonté . Il manque aujourd ' hui , indique Jean-Phillipe Bonpaix , une cinquantaine de personnes pour les séjours de la fin du mois d ' aout .

" Certains bénévoles ne se présentent pas , d ' autres se rendent compte sur place des difficultés et s ' en vont " , dit-il , prévenant que si aucune compétence n ' est requise , il faut savoir etre disponible pour tous les actes quotidiens , toilette , repas , loisirs , et " etre en bonne forme physique " .

Jeunes , enseignants , retraités , les bénévoles " vivent des moments très riches " , dit-il cependant , et " ils se font plaisir " .


www.franceguide.com

www.handivacances.com
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