CONTRE LA MALADIE D ' ALZHEIMER , UN TRAITEMENT EN FORME DE REPAS

Publié le par BUREAU

Jeudi 11 octobre 2007 

Par Destination Santé 

Contre la maladie d ' Alzheimer , un traitement en forme de repas 


Le repas peut-il etre considéré comme un soin en gérontologie , notamment en cas de maladie d ' Alzheimer ? La réponse prend la forme d ' un grand OUI . A condition toutefois que ce repas fasse partie d ' un véritable projet de vie . Et surtout qu ' il comporte un ingrédient essentiel : le temps ! 

Le Dr Jean-François Pujol , gériatre et président du réseau professionnel Althéa , parle ainsi de " repas thérapeutique " . Un concept qu ' il a pris soin de détailler aux 300 participants ( directeurs de maisons de retraite , cuisiniers , soignants ... ) d ' un colloque organisé recemment à Montaigu ( Vendée ) . Le thème en était particulièrement savoureux , puisqu ' il s ' agissait de " Conserver la mémoire du gout " . 

Aux yeux de Jean-François Pujol , le repas devient un soin à condition de répondre à 3 objectifs : " Il doit bien sur garantir les besoins nutritionnels spécifiques ( du patient ) , apporter une dimension sociologique " autrement dit etre un moment de partage et " contribuer à maintenir l ' autonomie " . 

Pour le Dr Pujol , ce repas thérapeutique doit durer au moins une heure . Pas moins ! Un avis confirmé par Yves Clercq , psychologue à l ' Institut Meslay de Montaigu : " Si le repas dure effectivement une heure , nous diminuerons le risque de dénutrition dans des proportions considérables " . Mais d ' autres détails ont leur importance : " laisser les gens choisir leur place à table , ne pas présenter à un sujet malvoyant des aliments de couleur pale dans une assiette blanche " . Sans oublier bien sur des mesures simples , comme le fait d ' adapter l ' alimentation aux capacités de mastication et de déglutition de chacun . 

Comme le rappelle Jean-François Pujol , " les malades d ' Alzheimer présentent un grand risque de dénutrition , laquelle est une source d ' aggravation de la maladie . Une vigilance accrue par des soignants formés permet une prévention adaptée " . Rappelons que 800.000 personnes souffrent de la maladie d ' Alzheimer actuellement en France . Et que seulement 40% d ' entre elles vivent en institution . 


Source : Colloque Conserver la mémoire du gout , 9 octobre 2007 , Institut Meslay , Montaigu-Ministère de la Santé
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