LES FRANCHISES MEDICALES POURRAIENT ACCENTUER LES INEGALITES SOCIALES
Mardi 25 Septembre 2007
A.F.P.
Les franchises médicales pourraient accentuer les inégalités sociales
L ' instauration de franchises médicales , payées de sa poche par chaque patient sans possibilité de remboursement par les mutuelles , suscite une large contestation , y compris au sein de la majorité présidentielle , les opposants à la mesure y voyant un risque d ' accentuer les inégalités sociales .
Les franchises sur les médicaments ( 50 centimes ) , les actes paramédicaux ( 50 centimes ) et les transports sanitaires ( 2 euros ) devraient rapporter à la Sécurité sociale quelque 850 millions d ' euros dès 2008 , destinés , selon le gouvernement , à financer le plan Alzheimer et la lutte contre le cancer .
Cette mesure fera " payer en premier lieu les patients les plus malades . C ' est injuste socialement , médicalement dangereux car ça va reculer leur accès aux soins , et économiquement inefficace comme l ' a été le forfait d ' un euro sur les consultations " , selon Christian Lehman , initiateur d ' une pétition sur la question signée par " près de 56.000 personnes " .
Un collectif dont fait parti M. Lehman , aux cotés de l ' Ufal ( familles laiques ) , l ' Amuf ( médecins urgentistes ) , Attac France , la FSU ou le PCF prévoit des rassemblements dès samedi dans " une cinquantaine de villes " , dont Paris , Lille , Strasbourg , Bordeaux , Toulouse , Marseille , Nice ou Brest .
De leur coté , la CGT , l ' association Andeva ( victimes de l ' amiante ) et la Fnath ( accidentés de la vie , handicapés ) appellent à manifester le 13 octobre pour de meilleures conditions de travail et contre ces franchises .
Mais ce projet gouvernemental suscite des réserves bien au-delà de ces partis et associations , y compris chez des alliés politiques du chef de l ' Etat .
Ainsi le président du groupe Nouveau Centre ( NC ) à l ' Assemblée nationale , François Sauvadet , a affirmé que les députés centristes ralliés à Nicolas Sarkosy étaient " très réservés sur les conditions de mise en place des franchises " qui posent des vrais problèmes de solidarité à l ' égard de ceux qui sont les plus démunis " .
Le président ( CFDT ) de l ' Union nationale des caisses d ' assurance maladie , Michel Régereau , a également souligné le risque d ' " aggraver les inégalités " , tandis que le président du premier syndicat de médecins libéraux , la CSMF , Michel Chassang a estimé que " le gouvernement frappe sur les patients , via les franchises qui , par ailleurs , ne rapportent pas grand chose " .
Selon le projet de budget de la Sécu ( PLFSS ) pour 2008 , le montant total des franchises ne pourraient excéder un plafond de 50 euros par an et par patient . Le gouvernement n ' envisage pas d ' en " interdire " le remboursement par les mutuelles , mais ll ne juge pas " souhaitable " que ces contrats bénéficient de " l ' ensemble des avantages fiscaux qui soutiennent le développement de l ' assurance complémentaire santé " .
Une source proche du dossier a précisé à l ' AFP que l ' abscence de ces " avantages " rendrait impossible de fait le remboursement des franchises par les organismes de protection sociale complémentaire .
A.F.P.
Les franchises médicales pourraient accentuer les inégalités sociales
L ' instauration de franchises médicales , payées de sa poche par chaque patient sans possibilité de remboursement par les mutuelles , suscite une large contestation , y compris au sein de la majorité présidentielle , les opposants à la mesure y voyant un risque d ' accentuer les inégalités sociales .
Les franchises sur les médicaments ( 50 centimes ) , les actes paramédicaux ( 50 centimes ) et les transports sanitaires ( 2 euros ) devraient rapporter à la Sécurité sociale quelque 850 millions d ' euros dès 2008 , destinés , selon le gouvernement , à financer le plan Alzheimer et la lutte contre le cancer .
Cette mesure fera " payer en premier lieu les patients les plus malades . C ' est injuste socialement , médicalement dangereux car ça va reculer leur accès aux soins , et économiquement inefficace comme l ' a été le forfait d ' un euro sur les consultations " , selon Christian Lehman , initiateur d ' une pétition sur la question signée par " près de 56.000 personnes " .
Un collectif dont fait parti M. Lehman , aux cotés de l ' Ufal ( familles laiques ) , l ' Amuf ( médecins urgentistes ) , Attac France , la FSU ou le PCF prévoit des rassemblements dès samedi dans " une cinquantaine de villes " , dont Paris , Lille , Strasbourg , Bordeaux , Toulouse , Marseille , Nice ou Brest .
De leur coté , la CGT , l ' association Andeva ( victimes de l ' amiante ) et la Fnath ( accidentés de la vie , handicapés ) appellent à manifester le 13 octobre pour de meilleures conditions de travail et contre ces franchises .
Mais ce projet gouvernemental suscite des réserves bien au-delà de ces partis et associations , y compris chez des alliés politiques du chef de l ' Etat .
Ainsi le président du groupe Nouveau Centre ( NC ) à l ' Assemblée nationale , François Sauvadet , a affirmé que les députés centristes ralliés à Nicolas Sarkosy étaient " très réservés sur les conditions de mise en place des franchises " qui posent des vrais problèmes de solidarité à l ' égard de ceux qui sont les plus démunis " .
Le président ( CFDT ) de l ' Union nationale des caisses d ' assurance maladie , Michel Régereau , a également souligné le risque d ' " aggraver les inégalités " , tandis que le président du premier syndicat de médecins libéraux , la CSMF , Michel Chassang a estimé que " le gouvernement frappe sur les patients , via les franchises qui , par ailleurs , ne rapportent pas grand chose " .
Selon le projet de budget de la Sécu ( PLFSS ) pour 2008 , le montant total des franchises ne pourraient excéder un plafond de 50 euros par an et par patient . Le gouvernement n ' envisage pas d ' en " interdire " le remboursement par les mutuelles , mais ll ne juge pas " souhaitable " que ces contrats bénéficient de " l ' ensemble des avantages fiscaux qui soutiennent le développement de l ' assurance complémentaire santé " .
Une source proche du dossier a précisé à l ' AFP que l ' abscence de ces " avantages " rendrait impossible de fait le remboursement des franchises par les organismes de protection sociale complémentaire .
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