ALZHEIMER : PAS D ' EGALITE DANS LES AIDES AUX MALADES A DOMICILE
Lundi 10 Septembre 2007
A.F.P.
Alzheimer : pas d ' égalité dans les aides aux malades à domicile
Les personnes souffrant de la maladie d ' Alzheimer et vivant à domicile ne bénéficient pas des memes offres d ' accompagnement et de prise en charge selon les régions , une inégalité révélée par une enquete de la Fondation Médéric Alzheimer rendue publique lundi .
Si l ' évolution est positive depuis cinq ans concernant le nombre de centres d ' accueil de jour , centres de diagnostic , ou autres dispositifs d ' aides , les disparités régionales au niveau de l ' offre soulèvent de nombreuses interrogations .
Les inégalités ne peuvent etre imputées à la richesse locale , ni à la proportion de personnes agées , puisque le Sud de la France est parmi les plus mal lotis , ni à l ' état de santé de la population , notent les auteurs de l ' enquete nationale menée en 2007 par la Fondation .
Il faut chercher l ' explication plutot vers " les politiques sociales territoriales et le dynamisme des acteurs locaux " , disent-ils , confirmant les observations récurrentes des représentants des familles de malades .
" Partis de très bas " , au début des années 2000 , les dispositifs naissent surtout " d ' initiatives ponctuelles " , affirme à l ' AFP Arlette Meyrieux , présidente de l ' Union nationale des associations France-Alzheimer , représentant les familles , " alors qu ' il faudrait une politique nationale " d ' implantation .
Environ 860.000 personnes sont atteintes de la maladie d ' Alzheimer en France aujourd ' hui , dont une grande majorité vivent à domicile .
A la suite des deux premiers " plans Alzheimer " , de 2001 et 2004 , le nombre d ' accueils de jour est passé de 190 à 740 . Actuellement , il est proposé 5.277 places , ce qui ne représente encore que 106 places pour 100.000 personnes de plus de 75 ans .
Mais , selon les départements , on compte , en accueil de jour , de 0 à plus de 200 places pour 100.000 habitants de plus de 75 ans . Les régions les moins équipées sont la Champagne-Ardennes , la Lorraine , l ' Auvergne , l ' Aquitaine et la Corse .
La majorité sont ouverts 5 jours par semaine , mais d ' autres seulement un ou deux jours , et seulement 24% d ' entre eux organisent un transport .
Les centres de diagnostic sont passés de 490 à 643 en cinq ans ( + 31% ) - dont 353 consultations mémoire labellisées - soit 13 lieux pour 100.000 personnes de plus de 75 ans . Le Sud est une des régions les moins dotées , avec l ' ouest .
Les lieux d ' information ou de coordination gérontologique , qui s ' adressent aux personnes agées en général , sont passés de 510 à 867 .
Permanences d ' accueil ou téléphonique , de soutien psychologique , groupes de parole , réunions d ' échanges entre familles ... les structures proposant de l ' aide aux familles sont passées de 815 à plus de 1.900 .
Elles sont moins nombreuses dans la moitié sud du pays , avec des exceptions locales . Mais dans le Nord , la Normandie et le centre de l ' Ile-de-France sont aussi peu dotées .
La Fondation a comptabilisé par ailleurs 563 établissements offrant des séjours temporaires aux malades , sur les quelque 1.000 autorisés à le faire , mais parmi eux , seuls 168 disposent de places qui leur sont spécifiquement dédiées , les autres accueillant selon leurs disponibilités .
L ' hébergement temporaire est , avec l ' accueil de jour , la revendication forte de France-Alzheimer pour les malades vivant à domicile , à la veille de l ' annonce d ' un nouveau Plan Alzheimer pour 2008 , qui sera présenté le 1er novembre .
A.F.P.
Alzheimer : pas d ' égalité dans les aides aux malades à domicile
Les personnes souffrant de la maladie d ' Alzheimer et vivant à domicile ne bénéficient pas des memes offres d ' accompagnement et de prise en charge selon les régions , une inégalité révélée par une enquete de la Fondation Médéric Alzheimer rendue publique lundi .
Si l ' évolution est positive depuis cinq ans concernant le nombre de centres d ' accueil de jour , centres de diagnostic , ou autres dispositifs d ' aides , les disparités régionales au niveau de l ' offre soulèvent de nombreuses interrogations .
Les inégalités ne peuvent etre imputées à la richesse locale , ni à la proportion de personnes agées , puisque le Sud de la France est parmi les plus mal lotis , ni à l ' état de santé de la population , notent les auteurs de l ' enquete nationale menée en 2007 par la Fondation .
Il faut chercher l ' explication plutot vers " les politiques sociales territoriales et le dynamisme des acteurs locaux " , disent-ils , confirmant les observations récurrentes des représentants des familles de malades .
" Partis de très bas " , au début des années 2000 , les dispositifs naissent surtout " d ' initiatives ponctuelles " , affirme à l ' AFP Arlette Meyrieux , présidente de l ' Union nationale des associations France-Alzheimer , représentant les familles , " alors qu ' il faudrait une politique nationale " d ' implantation .
Environ 860.000 personnes sont atteintes de la maladie d ' Alzheimer en France aujourd ' hui , dont une grande majorité vivent à domicile .
A la suite des deux premiers " plans Alzheimer " , de 2001 et 2004 , le nombre d ' accueils de jour est passé de 190 à 740 . Actuellement , il est proposé 5.277 places , ce qui ne représente encore que 106 places pour 100.000 personnes de plus de 75 ans .
Mais , selon les départements , on compte , en accueil de jour , de 0 à plus de 200 places pour 100.000 habitants de plus de 75 ans . Les régions les moins équipées sont la Champagne-Ardennes , la Lorraine , l ' Auvergne , l ' Aquitaine et la Corse .
La majorité sont ouverts 5 jours par semaine , mais d ' autres seulement un ou deux jours , et seulement 24% d ' entre eux organisent un transport .
Les centres de diagnostic sont passés de 490 à 643 en cinq ans ( + 31% ) - dont 353 consultations mémoire labellisées - soit 13 lieux pour 100.000 personnes de plus de 75 ans . Le Sud est une des régions les moins dotées , avec l ' ouest .
Les lieux d ' information ou de coordination gérontologique , qui s ' adressent aux personnes agées en général , sont passés de 510 à 867 .
Permanences d ' accueil ou téléphonique , de soutien psychologique , groupes de parole , réunions d ' échanges entre familles ... les structures proposant de l ' aide aux familles sont passées de 815 à plus de 1.900 .
Elles sont moins nombreuses dans la moitié sud du pays , avec des exceptions locales . Mais dans le Nord , la Normandie et le centre de l ' Ile-de-France sont aussi peu dotées .
La Fondation a comptabilisé par ailleurs 563 établissements offrant des séjours temporaires aux malades , sur les quelque 1.000 autorisés à le faire , mais parmi eux , seuls 168 disposent de places qui leur sont spécifiquement dédiées , les autres accueillant selon leurs disponibilités .
L ' hébergement temporaire est , avec l ' accueil de jour , la revendication forte de France-Alzheimer pour les malades vivant à domicile , à la veille de l ' annonce d ' un nouveau Plan Alzheimer pour 2008 , qui sera présenté le 1er novembre .
Publicité