DETECTER ALZHEIMER PLUS TOT , C ' EST POSSIBLE

Publié le par BUREAU

Détecter Alzheimer plus tot , c ' est possible



C ' est une avancée de plus dans la lutte contre la maladie d ' Alzheimer . On peut désormais fournir un diagnostic très précoce au patient qui commence à souffrir de troubles de la mémoire , grace à un dosage de biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien .


Présentée lors des Journées internationales de biologie , qui viennent de se terminer à Paris , cette découverte devrait s ' étendre à tous les hopitaux et aux 400 consultations mémoire dans les années à venir .


" Ca commence déjà à se faire , explique Bernard Sablonnière , professeur de biochimie et de biologie moléculaire au CHU de Lille , mais il n ' y a pas de raison pour que celà ne se développe pas rapidement , car c ' est très simple ! " .


Il s ' agit , pour les médecins biologistes , de mesurer dans le liquide céphalo-rachidien les taux de protéine tau et de peptide amyloide A beta , respectivement responsables de l ' apparition d ' agrégats filamenteux et de plaques séniles dans les neurones .


Ce dosage est aujourd ' hui obtenu par ponction lombaire . Mais , pour éviter cet acte pas anodin et un peu douloureux , les chercheurs espèrent à l ' avenir parvenir aux memes résultats avec une simple prise de sang .


Dans la maladie d ' Alzheimer , plus la protéine tau augmente , plus les dégats dans le cerveau sont importants .


Inversement , la diminution du peptide A beta est un mauvais signe .


Ce profil inquiétant est observé dès le stade préclinique de la maladie , c ' est à dire au moins cinq ans avant que ne survienne la démence .


Si des nouveaux dosages permettent d ' établir un diagnostic toujours plus précoce , ils ne peuvent pas pour autant prédire l ' apparition de la maladie .


En clair , ils ne s ' adressent qu ' à ceux qui souffrent déjà de troubles .


En revanche , ils vont permettre de déterminer si la maladie risque d ' etre grave et d ' évoluer rapidement ou si , au contraire , elle progressera lentement avec des troubles cognitifs modérés .


" A l ' heure actuelle , continue Bernard Sablonnière , ou il est déjà possible de ralentir l ' évolution de la maladie , savoir le plus tot possible qu ' on est atteint se révèle très précieux . Car le diagnostic arrive beaucoup trop tard , en moyenne sept à huit ans après le début des troubles . "


Source : Journal  LE PARISIEN , Lundi 10 Novembre 2008

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