PARKINSON : TOUJOURS PAS DE GUERISON , MAIS DE NOMBREUSES PISTES DE RECHERCHE
Vendredi 14 mars 2008
AFP
Parkinson : toujours pas de guérison , mais de nombreuses pistes de recherche
Un demi-siècle après les découvertes du Nobel Arvid Carlsson sur la dopamine , qui ont conduit à la mise au point du traitement de référence de la maladie de Parkinson , les chercheurs espèrent parvenir à mieux traiter les symptomes de la maladie , à défaut de pouvoir encore la guérir .
" Je crois que le développement des médicaments a un grand avenir , mais nous devons faire preuve de patience " , a déclaré le Pr Carlsson , à l ' occasion du 7e Forum international sur la maladie de Parkinson , jeudi et vendredi à Paris .
Maladie neurodégénérative comme Alzheimer , la maladie de Parkinson , qui touche 1 à 2% des plus de 65 ans et 3 à 4% des plus de 75 ans , se caractérise notamment par un tremblement de repos , une raideur des muscles et une lenteur des mouvements .
La L-Dopa , médicament qui vise à corriger le manque de dopamine dans le cerveau , reste le traitement le plus utilisé , mais on ne sait toujours pas arreter , ni meme ralentir le processus de destruction des neurones produisant la dopamine , un neurotransmetteur indispensable à la maitrise des mouvements .
De plus la L-Dopa a des effets secondaires importants , dont les dyskénies ( mouvements incontrolés et involontaires ) , parce que l ' administration de cette molécule n ' est pas " controlée " comme peut l ' etre la dopamine libérée naturellement dans le cerveau .
Le Pr Carlsson place beaucoup d ' espoirs dans le développement de molécules susceptibles d ' améliorer les traitements substitutifs du manque de dopamine , des médicaments " stabilisants " avec des effets plus régulés ( agonistes dopaminergiques stabilisateurs ) .
Une autre piste médicamenteuse est de tenter de corriger des symptomes pour lesquels des neurotransmetteurs autres que la dopamine seraient en cause . Le Pr Olivier Rascol ( CHU de Toulouse ) cite par exemple l ' impact de la sérotonine sur les troubles de l ' humeur .
Quant à la stimulation électrique des structures cérébrales , elle n ' est indiquée que pour " les formes dopamine-dépendantes pures " de la maladie ( moins de 15% ) . Cette technique chirurgicale est réservée à un petit nombre de patients ( moins de 5% ) , mais donne de bons résultats ( de 60 à 65% d ' amélioration ) , selon le Pr Yves Agid ( Pitié-Salpetrière , Paris ) .
L ' effet persiste dans le temps , explique-t-il , mais , comme avec les médicaments , il peut y avoir " des effets secondaires terribles " , cognitifs et psychiatriques ( modifications du comportement , hypersexualité , addiction aux jeux d ' argent , troubles du sommeil ...) .
Le vrai défi pour les chercheurs reste de trouver comment bloquer ou au moins ralentir la progression de la maladie . " On a beaucoup travaillé sur les mécanismes qui pourraient expliquer cette mort de neurones " , explique le Pr Rascol . " On est à une étape intermédiaire " , ajoute-t-il , avec des médicaments qui montrent " des résultats soient négatifs , soient pas entièrement démonstratifs " .
Les cellules souches , à condition de parvenir à controler le développement cellulaire , et la thérapie génique , sonr d ' autres voies de recherche . Un essai préliminaire de thérapie génique sur 12 patients volontaires a ainsi donné des résultats encourageants aux Etats-Unis ( Cornell University , New York ) .
En France , une étude clinique pilote débute à l ' Hopital Henri Mondor de Créteil . Le transfert de gènes codant pour la synthèse de la dopamine pourrait permettre de restaurer une neurotransmission normale .
Les médecins restent toutefois prudents sur l ' application clinique de ces recherches sur les patients et soulignent leur impuissance face aux formes avancées de la maladie .
AFP
Parkinson : toujours pas de guérison , mais de nombreuses pistes de recherche
Un demi-siècle après les découvertes du Nobel Arvid Carlsson sur la dopamine , qui ont conduit à la mise au point du traitement de référence de la maladie de Parkinson , les chercheurs espèrent parvenir à mieux traiter les symptomes de la maladie , à défaut de pouvoir encore la guérir .
" Je crois que le développement des médicaments a un grand avenir , mais nous devons faire preuve de patience " , a déclaré le Pr Carlsson , à l ' occasion du 7e Forum international sur la maladie de Parkinson , jeudi et vendredi à Paris .
Maladie neurodégénérative comme Alzheimer , la maladie de Parkinson , qui touche 1 à 2% des plus de 65 ans et 3 à 4% des plus de 75 ans , se caractérise notamment par un tremblement de repos , une raideur des muscles et une lenteur des mouvements .
La L-Dopa , médicament qui vise à corriger le manque de dopamine dans le cerveau , reste le traitement le plus utilisé , mais on ne sait toujours pas arreter , ni meme ralentir le processus de destruction des neurones produisant la dopamine , un neurotransmetteur indispensable à la maitrise des mouvements .
De plus la L-Dopa a des effets secondaires importants , dont les dyskénies ( mouvements incontrolés et involontaires ) , parce que l ' administration de cette molécule n ' est pas " controlée " comme peut l ' etre la dopamine libérée naturellement dans le cerveau .
Le Pr Carlsson place beaucoup d ' espoirs dans le développement de molécules susceptibles d ' améliorer les traitements substitutifs du manque de dopamine , des médicaments " stabilisants " avec des effets plus régulés ( agonistes dopaminergiques stabilisateurs ) .
Une autre piste médicamenteuse est de tenter de corriger des symptomes pour lesquels des neurotransmetteurs autres que la dopamine seraient en cause . Le Pr Olivier Rascol ( CHU de Toulouse ) cite par exemple l ' impact de la sérotonine sur les troubles de l ' humeur .
Quant à la stimulation électrique des structures cérébrales , elle n ' est indiquée que pour " les formes dopamine-dépendantes pures " de la maladie ( moins de 15% ) . Cette technique chirurgicale est réservée à un petit nombre de patients ( moins de 5% ) , mais donne de bons résultats ( de 60 à 65% d ' amélioration ) , selon le Pr Yves Agid ( Pitié-Salpetrière , Paris ) .
L ' effet persiste dans le temps , explique-t-il , mais , comme avec les médicaments , il peut y avoir " des effets secondaires terribles " , cognitifs et psychiatriques ( modifications du comportement , hypersexualité , addiction aux jeux d ' argent , troubles du sommeil ...) .
Le vrai défi pour les chercheurs reste de trouver comment bloquer ou au moins ralentir la progression de la maladie . " On a beaucoup travaillé sur les mécanismes qui pourraient expliquer cette mort de neurones " , explique le Pr Rascol . " On est à une étape intermédiaire " , ajoute-t-il , avec des médicaments qui montrent " des résultats soient négatifs , soient pas entièrement démonstratifs " .
Les cellules souches , à condition de parvenir à controler le développement cellulaire , et la thérapie génique , sonr d ' autres voies de recherche . Un essai préliminaire de thérapie génique sur 12 patients volontaires a ainsi donné des résultats encourageants aux Etats-Unis ( Cornell University , New York ) .
En France , une étude clinique pilote débute à l ' Hopital Henri Mondor de Créteil . Le transfert de gènes codant pour la synthèse de la dopamine pourrait permettre de restaurer une neurotransmission normale .
Les médecins restent toutefois prudents sur l ' application clinique de ces recherches sur les patients et soulignent leur impuissance face aux formes avancées de la maladie .
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