FRANCHISES : LES ASSOCIATIONS INQUIETES FACE AUX CAS DE " GREVE DES SOINS "
Vendredi 25 Janvier 2008
AFP
Franchises : les associations inquiètes face aux cas de " grèves des soins "
Les associations de malades , confrontées à des " cas extremes " de " grèves de soins " contre les franchises médicales , tentent de dissuader ces patients d ' arreter leur traitement , tout en renvoyant au gouvernement la responsabilité de ces actions " dangereuses " .
Alors qu ' au moins cinq malades poursuivaient jeudi soir une " grève des soins " , mettant parfois " leur vie en jeu " , plusieurs autres ont repris leur traitement suite à l ' action d ' associations qui s ' inquiètent des conséquences de telles actions " extrèmes " .
Mais ils menacent de l ' interrompre à nouveau si l ' application des franchises n ' est pas " suspendue " par les pouvoirs publics , comme le réclament aussi les associations .
Depuis le 1er janvier , les assurés sociaux doivent payer de leur poche 50 centimes par boite de médicaments et par acte paramédical , et deux euros par transport sanitaire , dans la limite de 50 euros par an .
Qualifiant de " navrant " le cas d ' un diabétique qui refuse de se soigner , le président de l ' Association française des diabétiques ( AFD ) , Gérard Raymond , a déclaré à l ' AFP qu ' il ne pouvait " cautionner " une action de ce type .
Mais il a tenu " une fois de plus " à demander " à ceux qui ont très généreusement mis en place les franchises , en nous expliquant que c ' était une nouvelle forme de solidarité , de prendre leurs responsabilités " .
Michel Coulomb , de la Fédération nationale d ' aide aux insuffisants rénaux ( Fnair ) , est également intervenu , avec succès , auprès d ' un de ces malades .
Ainsi , Jean-Pierre Ona , qui avait annoncé dans Var Matin du 14 janvier l ' interruption de son traitement contre une maladie rare nécessitant trois dialyses hebdomadaires de plus de cinq heures chacune , a recommencé à se soigner .
" Il a repris sa dialyse , mais il est pret à recommencer si d ' aventure les choses ne changent pas et il continue son action ( ... ) en mobilisant autour de lui les autres dialysés " , a expliqué M. Coulomb à l ' AFP .
En attendant , la Fnair reste " vigilante " . " Je suis en relation avec différents centres de dialyse dans le Sud-Est . On est attentif et les gens sont sensibilisés , notamment le personnel médical " , a indiqué M.Coulomb .
A l ' action des associations , s ' ajoutent celle de Bruno-Pascal Chevalier , malade du sida , qui a lui-meme arreté son traitement , mais ne veut " surtout pas " que d ' autres malades fassent comme lui .
Alexandre Godfroy , diabétique , a expliqué à l ' AFP qu ' il avait décidé de reprendre son suivi médical après une " longue discussion " avec M. Chevalier . " Son argument consiste à dire que ce n ' est pas la peine qu ' on soit des dizaines à s ' immoler . Je ne suis pas suicidaire . Je suis marié , j ' ai deux enfants . Je veux pouvoir durer " .
Tout comme M. Chevalier , qui s ' est déjà adressé au chef de l ' Etat , le collectif d ' associations " Chroniques Associés " , a écrit vendredi à Nicolas Sarkosy pour que " les franchises soient suspendues et discutées dans le cadre du grand débat sur le financement de la santé " promis par le président de la République .
" Nous observons avec une très grande inquiétude la multiplication des grèves de soins ou des grèves de la faim par des personnes malades opposées aux franchises médicales " , a écrit ce collectif qui regroupe notamment Vaincre la mucoviscidose , Aides ( VIH/sida ) et Europa Donna ( cancer du sein ) .
Selon eux , les associations " reçoivent chaque jour des témoignages de personnes exprimant une exaspération , un ras-le-bol et une souffrance communes face à une réalité quotidienne de plus en plus difficile " .
AFP
Franchises : les associations inquiètes face aux cas de " grèves des soins "
Les associations de malades , confrontées à des " cas extremes " de " grèves de soins " contre les franchises médicales , tentent de dissuader ces patients d ' arreter leur traitement , tout en renvoyant au gouvernement la responsabilité de ces actions " dangereuses " .
Alors qu ' au moins cinq malades poursuivaient jeudi soir une " grève des soins " , mettant parfois " leur vie en jeu " , plusieurs autres ont repris leur traitement suite à l ' action d ' associations qui s ' inquiètent des conséquences de telles actions " extrèmes " .
Mais ils menacent de l ' interrompre à nouveau si l ' application des franchises n ' est pas " suspendue " par les pouvoirs publics , comme le réclament aussi les associations .
Depuis le 1er janvier , les assurés sociaux doivent payer de leur poche 50 centimes par boite de médicaments et par acte paramédical , et deux euros par transport sanitaire , dans la limite de 50 euros par an .
Qualifiant de " navrant " le cas d ' un diabétique qui refuse de se soigner , le président de l ' Association française des diabétiques ( AFD ) , Gérard Raymond , a déclaré à l ' AFP qu ' il ne pouvait " cautionner " une action de ce type .
Mais il a tenu " une fois de plus " à demander " à ceux qui ont très généreusement mis en place les franchises , en nous expliquant que c ' était une nouvelle forme de solidarité , de prendre leurs responsabilités " .
Michel Coulomb , de la Fédération nationale d ' aide aux insuffisants rénaux ( Fnair ) , est également intervenu , avec succès , auprès d ' un de ces malades .
Ainsi , Jean-Pierre Ona , qui avait annoncé dans Var Matin du 14 janvier l ' interruption de son traitement contre une maladie rare nécessitant trois dialyses hebdomadaires de plus de cinq heures chacune , a recommencé à se soigner .
" Il a repris sa dialyse , mais il est pret à recommencer si d ' aventure les choses ne changent pas et il continue son action ( ... ) en mobilisant autour de lui les autres dialysés " , a expliqué M. Coulomb à l ' AFP .
En attendant , la Fnair reste " vigilante " . " Je suis en relation avec différents centres de dialyse dans le Sud-Est . On est attentif et les gens sont sensibilisés , notamment le personnel médical " , a indiqué M.Coulomb .
A l ' action des associations , s ' ajoutent celle de Bruno-Pascal Chevalier , malade du sida , qui a lui-meme arreté son traitement , mais ne veut " surtout pas " que d ' autres malades fassent comme lui .
Alexandre Godfroy , diabétique , a expliqué à l ' AFP qu ' il avait décidé de reprendre son suivi médical après une " longue discussion " avec M. Chevalier . " Son argument consiste à dire que ce n ' est pas la peine qu ' on soit des dizaines à s ' immoler . Je ne suis pas suicidaire . Je suis marié , j ' ai deux enfants . Je veux pouvoir durer " .
Tout comme M. Chevalier , qui s ' est déjà adressé au chef de l ' Etat , le collectif d ' associations " Chroniques Associés " , a écrit vendredi à Nicolas Sarkosy pour que " les franchises soient suspendues et discutées dans le cadre du grand débat sur le financement de la santé " promis par le président de la République .
" Nous observons avec une très grande inquiétude la multiplication des grèves de soins ou des grèves de la faim par des personnes malades opposées aux franchises médicales " , a écrit ce collectif qui regroupe notamment Vaincre la mucoviscidose , Aides ( VIH/sida ) et Europa Donna ( cancer du sein ) .
Selon eux , les associations " reçoivent chaque jour des témoignages de personnes exprimant une exaspération , un ras-le-bol et une souffrance communes face à une réalité quotidienne de plus en plus difficile " .
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