FRANCHISES MEDICALES : LES PHARMACIENS TENTENT DE RASSURER LES PATIENTS
Mercredi 02 Janvier 2008
AFP
Franchises médicales : les pharmaciens tentent de rassurer les patients
Face aux " inquiétudes " des patients sur les nouvelles franchises médicales , appliquées depuis mardi sur les médicaments et certains soins de santé , les syndicats de pharmaciens assurent que l ' effet sera neutre dans la plupart des cas à la caisse des pharmacies .
" On a beaucoup de questions au comptoir , les gens s ' inquiètent et se demandent comment ils vont devoir payer les fameuses franchises " , indique à l ' AFP Claude Japhet , président de l ' Union nationale des pharmacies de France , qui représentent quelque 1.300 officines .
" Nous passons beaucoup de temps depuis quelques jours à leur expliquer que l ' effet des franchises sera la plupart du temps transparent au comptoir , notamment pour ceux qui bénéficient du tiers payant et ceux pris en charge à 100% ( Affection de longue durée ) . Ils continueront de ne rien payer en montrant leur carte Vitale " , ajoute-t-il .
Le montant de la franchise non remboursable à la charge des patients s ' élève à 50 centimes d ' euros par boite de médicaments et par acte paramédical , et 2 euros par transport sanitaire , et ne peut excéder un plafond global de 50 euros par an .
La Cnam ( caisse nationale d ' assurance maladie ) a précisé la semaine dernière que dans la pratique , cette somme serait " déduite " directement par les caisses d ' assurance maladie " au fur et à mesure des remboursements " . " En cas de tiers-payant " -- dispositif qui permet au patient de ne pas avancer l ' argent des médicaments à la pharmacie -- , la franchise sur un médicament sera déduite d ' un " remboursement ultérieur " , notamment sur celui d ' une consultation .
Ainsi , " les 50 centimes sur chaque boite de médicament seront prélevés sur des remboursements de consultations " , résume Jean-Pierre Lamothe , vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France .
Dans les faits , " l ' assurance-maladie va mettre en place un compteur qui retiendra 50 euros par an et par patient " sur les remboursements des actes paramédicaux ou médicaux , ajoute Gilles Bonnefond , secrétaire général de l ' Union des syndicats de pharmaciens d ' officine , qui représente quelque 3.000 officines qui appartiennent à un syndicat professionnel et les 23.000 pharmacies recensées au total en France .
De toute façon , " les franchises étaient ingérables en pharmacie , car nous n ' avons aucun moyen de savoir si un malade est allé dans une autre officine ( et a déjà atteint ou non le plafond de 50 euros par an ) : seule l ' assurance maladie le sait " , explique-t-il . Selon lui , plus de 90% des gens qui achètent des médicaments sur ordonnance bénéficient du tiers payant .
Du coup , l ' objectif de " responsabilisation des patients " , affiché par le gouvernement pour justifier la mise en place de ces franchises impopulaires et qui doivent rapporter 850 millions d ' euros à l ' assurance maladie , parait incertain .
" Ce que les patients verront , c ' est qu ' ils auront un remboursement moindre sur les actes encore remboursés en nature " ( sans utilisation de la carte Vitale ) comme les actes infirmiers , les consultations de généralistes ou d ' autres actes para-médicaux , ajoute M. Bonnefond .
" Je ne crois pas du tout à une responsabilisation face à la consommation de médicaments " , ajoute-t-il , rejoint sur ce point par le syndicat de médecins généralistes MG France . Le système tel qu ' il est mis en place
" va faire croire , qu ' au final , ce sont les actes des médecins qui sont moins remboursés " , s ' indigne MG France dans un communiqué .
AFP
Franchises médicales : les pharmaciens tentent de rassurer les patients
Face aux " inquiétudes " des patients sur les nouvelles franchises médicales , appliquées depuis mardi sur les médicaments et certains soins de santé , les syndicats de pharmaciens assurent que l ' effet sera neutre dans la plupart des cas à la caisse des pharmacies .
" On a beaucoup de questions au comptoir , les gens s ' inquiètent et se demandent comment ils vont devoir payer les fameuses franchises " , indique à l ' AFP Claude Japhet , président de l ' Union nationale des pharmacies de France , qui représentent quelque 1.300 officines .
" Nous passons beaucoup de temps depuis quelques jours à leur expliquer que l ' effet des franchises sera la plupart du temps transparent au comptoir , notamment pour ceux qui bénéficient du tiers payant et ceux pris en charge à 100% ( Affection de longue durée ) . Ils continueront de ne rien payer en montrant leur carte Vitale " , ajoute-t-il .
Le montant de la franchise non remboursable à la charge des patients s ' élève à 50 centimes d ' euros par boite de médicaments et par acte paramédical , et 2 euros par transport sanitaire , et ne peut excéder un plafond global de 50 euros par an .
La Cnam ( caisse nationale d ' assurance maladie ) a précisé la semaine dernière que dans la pratique , cette somme serait " déduite " directement par les caisses d ' assurance maladie " au fur et à mesure des remboursements " . " En cas de tiers-payant " -- dispositif qui permet au patient de ne pas avancer l ' argent des médicaments à la pharmacie -- , la franchise sur un médicament sera déduite d ' un " remboursement ultérieur " , notamment sur celui d ' une consultation .
Ainsi , " les 50 centimes sur chaque boite de médicament seront prélevés sur des remboursements de consultations " , résume Jean-Pierre Lamothe , vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France .
Dans les faits , " l ' assurance-maladie va mettre en place un compteur qui retiendra 50 euros par an et par patient " sur les remboursements des actes paramédicaux ou médicaux , ajoute Gilles Bonnefond , secrétaire général de l ' Union des syndicats de pharmaciens d ' officine , qui représente quelque 3.000 officines qui appartiennent à un syndicat professionnel et les 23.000 pharmacies recensées au total en France .
De toute façon , " les franchises étaient ingérables en pharmacie , car nous n ' avons aucun moyen de savoir si un malade est allé dans une autre officine ( et a déjà atteint ou non le plafond de 50 euros par an ) : seule l ' assurance maladie le sait " , explique-t-il . Selon lui , plus de 90% des gens qui achètent des médicaments sur ordonnance bénéficient du tiers payant .
Du coup , l ' objectif de " responsabilisation des patients " , affiché par le gouvernement pour justifier la mise en place de ces franchises impopulaires et qui doivent rapporter 850 millions d ' euros à l ' assurance maladie , parait incertain .
" Ce que les patients verront , c ' est qu ' ils auront un remboursement moindre sur les actes encore remboursés en nature " ( sans utilisation de la carte Vitale ) comme les actes infirmiers , les consultations de généralistes ou d ' autres actes para-médicaux , ajoute M. Bonnefond .
" Je ne crois pas du tout à une responsabilisation face à la consommation de médicaments " , ajoute-t-il , rejoint sur ce point par le syndicat de médecins généralistes MG France . Le système tel qu ' il est mis en place
" va faire croire , qu ' au final , ce sont les actes des médecins qui sont moins remboursés " , s ' indigne MG France dans un communiqué .
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